Levez les yeux !
L’art urbain comme terrain d’exploration
Le street art est une formidable porte d’entrée vers l’art. Il est dehors, accessible à tous, en mouvement, parfois monumental et souvent inattendu. Il invite les enfants et les adolescents à regarder autrement les murs, les rues et les signes qui composent leur environnement.
Auteur de l’album On fait le mur ? et du documentaire Le Street Art, publié dans la collection Mes Docs Art chez Milan, je conçois des parcours urbains, des ateliers de création et des projets avec des artistes pour explorer la ville autrement.
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La ville est une galerie à ciel ouvert
Une mosaïque cachée au coin d’une rue, un collage qui disparaîtra demain, une fresque immense, un pochoir minuscule ou une signature répétée sur les murs : l’art urbain transforme la ville en terrain d’observation.
Mais qui réalise ces images ? Pourquoi sont-elles là ? Sont-elles autorisées ? Que racontent-elles du quartier, de ses habitants et de la manière dont nous partageons l’espace public ?
À travers les parcours et les ateliers, les participants apprennent à reconnaître des techniques, à repérer les intentions des artistes et à construire leur propre regard.
Observer les murs, questionner les images et redécouvrir son environnement.
Explorer la ville autrement
Parcours urbains
Une déambulation préparée dans un quartier, autour d’un établissement ou au cœur d’une ville pour partir à la recherche des œuvres visibles dans l’espace public. Le parcours permet notamment de :
- repérer des œuvres parfois cachées ou éphémères ;
- distinguer le graffiti, la fresque, le pochoir, le collage ou la mosaïque ;
- comprendre les techniques et les gestes des artistes ;
- observer les supports et l’architecture ;
- questionner la place de l’art dans l’espace public ;
- réfléchir à la différence entre œuvre autorisée, commande artistique et intervention illégale.
Le contenu et la durée sont adaptés à l’âge des participants, au quartier et au projet de la structure.
Les enfants ne traversent plus simplement la ville : ils deviennent enquêteurs, observateurs et collectionneurs d’images.
Ateliers de pratique artistique
Pochoirs, collages, lettres, marqueurs, motifs et compositions collectives : les participants expérimentent certaines techniques issues des cultures urbaines, sur des supports adaptés et dans un cadre autorisé.
Les ateliers peuvent prendre différentes formes :
- création d’un alphabet graphique ;
- personnalisation d’un support aux marqueurs POSCA ;
- réalisation de pochoirs ;
- composition à partir de formes, de signes ou de mots ;
- création d’affiches ou de collages ;
- invention d’un personnage ou d’une signature visuelle ;
- réalisation d’une œuvre collective ;
- fabrication d’une galerie de rue miniature.
L’objectif n’est pas de reproduire le travail d’un artiste, mais de comprendre sa démarche par l’expérimentation et de trouver sa propre manière de s’exprimer.
Projets avec des artistes
La rencontre avec un artiste permet de découvrir un parcours, un univers et une manière singulière d’intervenir dans l’espace public. Je peux accompagner les différentes étapes du projet :
- identifier un artiste adapté au contexte ;
- préparer sa venue avec les équipes et les participants ;
- construire un fil conducteur ;
- imaginer des temps de rencontre et de pratique ;
- accompagner la création d’une œuvre collective ;
- concevoir des outils de médiation ;
- documenter et valoriser le projet.
À Chaumont, j’ai notamment mené le projet MODO 40 avec l’artiste Eltono, autour d’une création dans l’espace public. J’ai également participé au festival Colors Urban Art à Strasbourg à travers des ateliers et des actions de médiation.
Projets scolaires et territoriaux
Le street art peut devenir le point de départ d’un projet plus large autour de l’art, de la ville, de l’architecture, de la citoyenneté ou de la mémoire d’un quartier. Un projet peut associer :
- une découverte d’albums ou de documentaires ;
- un parcours dans l’environnement proche ;
- une rencontre avec un artiste ;
- des ateliers de création ;
- une collecte de formes, de couleurs ou de témoignages ;
- une réalisation individuelle ou collective ;
- une exposition ou une restitution dans l’établissement.
Ces projets peuvent être construits avec une classe, plusieurs groupes, une école, un collège, une médiathèque, une structure jeunesse ou une collectivité.
Des livres pour prolonger l’exploration
On fait le mur ?
Un album qui fait entrer le street art dans l’univers de l’école et invite les plus jeunes à s’interroger sur les images qui apparaissent sur les murs.
Le livre permet d’aborder l’expression artistique, les règles collectives, le regard porté sur les œuvres et la transformation d’un espace familier.
Le Street Art
Un documentaire de la collection Mes Docs Art chez Milan pour découvrir l’histoire de l’art urbain, ses grandes figures, ses techniques et la diversité de ses pratiques.
Il constitue un point de départ pour préparer un parcours, nourrir un atelier ou poursuivre l’exploration après une intervention.
Pour quels publics et quels lieux ?
Les parcours, ateliers et projets peuvent être proposés :
- aux écoles maternelles et élémentaires ;
- aux collèges et aux lycées ;
- aux médiathèques et bibliothèques ;
- aux centres socioculturels et structures jeunesse ;
- aux musées et lieux culturels ;
- aux festivals et événements artistiques ;
- aux collectivités et services culturels ;
- aux groupes d’enfants, d’adolescents ou de familles.
Les formats s’adaptent au territoire, au temps disponible, à l’âge des participants et aux objectifs du projet.
Quelques repères
Questions fréquentes
À partir de quel âge proposez-vous des ateliers ?
Les parcours d’observation et les ateliers peuvent être adaptés dès la maternelle, avec des formats courts, sensoriels et très visuels.
Pour les enfants plus âgés et les adolescents, les projets peuvent approfondir les techniques, l’histoire du graffiti, les démarches artistiques et les questions liées à l’espace public.
Le street art à l’école, est-ce légal ?
Les pratiques proposées se déroulent toujours sur des supports dédiés, avec l’accord des structures et dans un cadre autorisé.
La différence entre une commande, une œuvre autorisée et une intervention illégale fait partie des sujets abordés. Elle permet de réfléchir aux règles, à la propriété, à la liberté d’expression et au partage de l’espace public.
Faut-il habiter dans une grande ville pour organiser un parcours ?
Non. L’art urbain ne se limite pas aux grandes métropoles ni aux fresques monumentales.
Un parcours peut s’appuyer sur des œuvres présentes dans une petite ville, sur les signes graphiques d’un quartier, sur l’architecture ou sur une collecte d’images réalisée par les participants.
Lorsque l’environnement immédiat offre peu d’œuvres, le parcours peut être complété par des reproductions, des livres, des jeux d’observation ou une cartographie numérique.
Pouvez-vous intervenir autour d’une fresque déjà programmée ?
Oui. Je peux accompagner la préparation de la venue de l’artiste, créer des outils pour comprendre sa démarche, proposer des ateliers en amont et concevoir des temps de médiation autour de l’œuvre achevée.
Est-il possible d’associer un parcours et un atelier ?
Oui. C’est même un format particulièrement intéressant.
Le parcours permet de collecter des formes, des couleurs, des lettres et des idées. L’atelier invite ensuite les participants à transformer leurs observations en créations personnelles ou collectives.
Fournissez-vous le matériel ?
Cela dépend du format et du nombre de participants. Les besoins sont définis en amont avec la structure : supports, marqueurs, matériel de découpe, peintures ou éléments de protection.
La ville n’attend que d’être regardée
Un quartier à explorer, un atelier à inventer, un artiste à rencontrer ou un mur à faire vivre ? Construisons un projet qui donne envie aux enfants et aux adolescents de lever les yeux.





